Il n'y a pas de conseils à donner pour un débutant. Il faut avoir beaucoup de chance dans ce métier. J'ai eu beaucoup de chance. Moi je ne peux pas donner de conseils.
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J'ai été très seule dans ma vie. Et j'ai beaucoup pleuré.
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J'ai joué lé rôle de Sissi avec plaisir, c'est indéniable. Malgré tout, je ne voulais pas qu'on m'identifie au personnage. Je me sentais étiquetée, et rien n'est plus dangereux pour une actrice que de porter une étiquette au front. Mon étiquette s 'appelait Sissi. Personne ne voulait croire que je puisse être quelqu'un d'autre.
Pour réussir ma vie privée je ne dois pas être seule. Surtout qu'on me laisse enfin tranquille.
Un homme politique n'a pas eu honte de me dire récemment, lors d'une réception à l’Élysée : « Vous êtes trop moderne, trop violente, trop passionnante, trop libre mais, pour un Français, vous restez la femme des Choses de la vie, Madame.» Je ne suis pourtant pas aussi vulgaire qu'on pourrait le penser. Je suis comme il est normal, dans ce pays. Même si je constate de plus en plus qu'une chose m'irrite constamment : savoir que je suis attrayante pour tout le monde ! Encore ! Ou plus que jamais. Mais j'en ai assez.
Ma mère ne voulait pas me laisser faire ce métier, mais plus tard elle ne m'a pas empêchée. J'espère pouvoir arrêter au juste moment.
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La camaraderie qui unit une équipe pendant toute la durée d'un tournage, au-delà des couches sociales, donne souvent l'illusion d'une amitié et d'une proximité, qui s'arrêtent net sitôt le film achevé. Dès le clap de fin donné, on se retrouve avec l'impression d'assister à son propre enterrement.
Ce n'est pas que je déteste les hommes, mais ils nous découragent trop.
Pour le public, je m'appelais « Sissi », pour les producteurs, j'étais l'incarnation vivante de la douce et innocente altesse impériale (...). Je semblais être seule à le savoir : je n'étais pas Sissi. J'ai interprété Sissi, mais je ne ressemblais absolument pas, dans la vie, à ce personnage légendaire. A dix ans, je n'étais pas Sissi, à dix-huit ans, beaucoup moins encore
A dix ans, je n'étais pas Sissi, à dix-huit ans, beaucoup moins encore. Je me sentais étiquetée. Et rien n'est plus dangereux pour une actrice (...). Personne ne voulait croire que je pouvais faire autre chose. Je devais jouer le rôle d'une princesse dans ce film, puis dans un autre encore. Je me suis défendue contre le deuxième Sissi et j'en ai pourtant tourné un troisième. Pourquoi ? Je ne savais tout simplement pas comment me libérer de tous mes liens, personnels et professionnels. J'étais assez désespérée.
Je suis lasse. Ma vie est un enfer. Je ne suis parfois heureuse que le soir. Pourvu qu'Elle ne revienne pas avec la nuit. Elle est toujours là. Elle, c'est l'Autre. Elle a le regard fixe dans la nuit. Elle m'engueule, elle rit. Elle pleure. (...) Elle me surveille constamment. Elle me reproche toutes mes erreurs, une fois, deux fois, trois fois. Je n'en suis jamais débarrassée. Mais je la laisse faire.