Oui, la beauté, la poésie, l'amour, l'éros, la joie, la subversion, l'autonomie, l'indépendance sont des valeurs contemporaines qu'il reste à défendre.
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Je suis tranquille. J'ai un livre et de quoi écrire. Le temps peut aller, j'entre dans celui qui est hors.
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Oui, n'en déplaise aux marchands, aux esthètes, aux cyniques, aux épargnants, aux religieux et aux athées, la vie se conjugue dans la dépense, le don, l'ouverture, l'acceptation, la perte.
S'il y a une chose qui ne meurt jamais c'est bien la vie, quant à nous qui avons l'honneur de la servir, c'est une autre affaire.
Le Verbe contient le son, la force et le souffle. Le son pour être entendu, la force pour être compris, le souffle pour être accompli.
Je comprends ici la différence qui existe entre la beauté et l'esthétique. Le Japon est esthétique et je préfère la beauté : c'est la poésie surgissant tout à coup, de façon inattendue dans sa spontanéité tragique et vitale.
Dans la même œuvre
La plupart des couples, absents l'un à l'autre, voyagent seuls à deux. C'est étrange comme ici les gens seuls semblent davantage "avec". C'est un paysage qui appelle la solitude. Par son immensité, sa puissance tranchante, il témoigne d'une vérité qui ne supporte aucun artifice. Face aux fjords, seule la solitude ne triche pas. L'indifférence du paysage est proche de l'amour.
Mais d'où cela vient-il donc que mon corps entier se mette à sourire. Ma tristesse inutile s'est dilapidée aux quatre vents de cet océan de terre, poussière d'écume insignifiante éparpillée dans ce tourbillon de calme. Le paysage est libre. Libre. C'est le singulier épousé par l'unité du tout. Socrate dit que « la sagesse commence dans l'émerveillement ».
Oui, retourner à la littérature, le seul lieu où l'ici et l'ailleurs sont enfin une même et unique existence.
Le voyage n'a de sens que s'il est issu d'une nécessité sensible.
Est-ce donc cela qui est nécessaire pour que l'homme cherche enfin son ailleurs en lui ? Son absolu, son infini ? faudra-t-il que la mondialisation s'étende jusqu'à nous plaquer littéralement aux parois du néant pour que nous nous résolvions enfin à nous retourner vers le dedans ?