Car ainsi voguons-nous disloqués dans la tempête des années, otages de la mer sombre où l'exil des uns n'efface jamais celui des autres, coupables et victimes du passé.
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Je suis très guidée par le fait de donner une forme à mon travail, que chaque partie de mon livre ait une forme discursive, un style propres. Je ne me sens ni nue, ni dévoilée, mais il y a des choses avec lesquelles on ne peut pas tricher - la déportation de mon grand-père comme triangle rouge (pas Juif mais prisonnier politique), les sujets qui concernent la guerre, le colonialisme...
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À lire aussi de Sarah Chiche
Qu’un deuil nous frappe dans l’enfance et le sentiment de la continuité d’exister n’ira plus de soi.
Je n'ai pas de moi, mon seul centre se trouve dans l'écriture. Toutes les références à l'autobiographie et l'autofiction sont caduques. Je peux seulement dire que l'écriture s'est faite dans un état de dévastation, de ruines.
Passer l’essentiel de ses journées à l’écoute de la couleur secrète du monde et du plus obscur de la détresse humaine est peut-être un choix curieux. Mais une solitude qui se sent comprise devient, parfois, enfin supportable.
Jusqu'à quel point la manière dont nous pensons que nos parents se sont aimés façonne-t-elle notre propre degré d'idéalisation de l'amour ?
Dans la même œuvre
L'amour, l'amour fou, est un des derniers bastions d'insurrection possible.
Je n'ai pas de moi, mon seul centre se trouve dans l'écriture. Toutes les références à l'autobiographie et l'autofiction sont caduques. Je peux seulement dire que l'écriture s'est faite dans un état de dévastation, de ruines.
J'ai voulu dire qu'il existe des interstices de liberté, l'idée que l'amour, l'amour fou est un des derniers bastions d'insurrection possible. L'amour fou peut conduire à la passion érotique la plus folle. Je voulais montrer quelque chose de l'excès et l'assumer totalement.
Je n'ai pas de moi, mon seul centre se trouve dans l'écriture. Toutes les références à l'autobiographie et l'autofiction sont caduques.