Je suis nostalgique du temps où l'on n'avait pas besoin de se poser la question de la nostalgie.

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Vingt mille kilomètres pour aller chercher l'été: l'impatience des sternes.
Penser qu'il faudrait le prendre en photo est le meilleur moyen de tuer l'intensité d'un moment.
Depuis des millénaires, les aigles tentent de nous dire quelque chose en l'écrivant sur la page du ciel.
Guêpes: la Luftwaffe des champs.
Après avoir observé le monde extérieur, le hérisson a tiré les justes conclusions.
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Dans la même œuvre

On peut opposer deux stratégies au temps. Celle du moustique qui s'offre une orgie de sang et de lumière ou bien celle de la tortue à la longévité sacrificielle. L'homme pourrait choisir une voie médiane, alternant accélérations et pauses létales. Mais depuis que nous sommes gouvernés par les machines, c'est l'accélération qui prime. Avec la massification et la numérisation, elle est le fait social de notre temps.
Phénomène inédit, l'accélération est un outil de communication. Quand un événement survient, plutôt que de nous retirer dans une grotte pour l'analyser, on expulse un commentaire.
Je crois que je suis technophobe et j'en profite tant que ce n'est pas encore un délit d'opinion ! Cela viendra.
Au fur et à mesure que le monde se dégrade autour de nous, que les bêtes disparaissent et que les sols s'assèchent, les religions monothéistes comme les espoirs du sauvetage technologique gagnent en faveur.
Le technicisme est un messianisme. « Frères humains ! Continuons à saloper le monde réel, bientôt les puces au silicium nous sauveront et sinon, nous aurons toujours le paradis avec angelots potelés et vierges en rut ! »