Je suis fatigué de ce monde où les réveils sont aussi illusoires que les songes.

À lire aussi de Gustave Thibon

La mort est l'aspect temporel de l'éternité.
Il faut partir de l'absolu dans la pensée pour réaliser le relatif dans l'action.
Croire à l'espace plus qu'à l'aile. Ainsi, sans courir après rien, on possède tout. Les choses fuient celui qui les cherche, elles viennent à celui qui ne bouge pas.
Plus une âme est éloignée du mystère originel, plus elle est condamnée à se nourrir de chiffres: l'inventaire remplace pour elle l'invention...
Il n'y a pas de pire humiliation que de se sentir ignoré par celui qu'on déteste de tout son coeur.
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Dans la même œuvre

Le soleil est si beau derrière la vitre où se brisent mon vol et mon âme.
L'espérance n'es pas un état d'âme, c'est une vertu. Elle se nourrit de son contraire, comme le vrai courage de la peur dominée.
Où est mon recours entre la vie qui me dégoûte et la mort qui m'épouvante ? Entre mes illusions qui sont mortes et la vérité qui n'est pas encore née ? Je ne désespère pas assez pour accepter le néant, je n'espère pas assez pour attendre Dieu.
C'est une situation bien inconfortable que d'être assez sensible à la bêtise pour en souffrir et trop intelligent pour s'en indigner.
Tout ce qui vient de toi m'inspire paradoxalement le goût de vivre et la soif de mourir. De vivre pour t'aimer encore. De mourir pour t'aimer toujours.