La contradiction n'est pas entre moi et le monde, elle est en moi.
❧
Où est mon recours entre la vie qui me dégoûte et la mort qui m'épouvante ? Entre mes illusions qui sont mortes et la vérité qui n'est pas encore née ? Je ne désespère pas assez pour accepter le néant, je n'espère pas assez pour attendre Dieu.
◆
À lire aussi de Gustave Thibon
La rancune est une espèce de fidélité empoisonnée où l'offensé noue des liens indissolubles avec l'offense et l'offenseur. Et quand elle cesse d'être une passion, elle devient une habitude et un devoir: exactement comme le mariage.
Rien de ce qui arrive dans le temps n'est vraiment une arrivée: la mort seule fait le joint entre l'événement et l'être.
Je suis fatigué de ce monde où les réveils sont aussi illusoires que les songes.
Le jour où tu comprendras que tout le monde a raison à son niveau et dans ses limites, ce jour-là tout le monde te donnera tort. Toutes les portes se ferment devant celui qui est ouvert à tout. N'ayant plus de complices, il n'a que des ennemis.
Dans la même œuvre
Le soleil est si beau derrière la vitre où se brisent mon vol et mon âme.
L'espérance n'es pas un état d'âme, c'est une vertu. Elle se nourrit de son contraire, comme le vrai courage de la peur dominée.
C'est une situation bien inconfortable que d'être assez sensible à la bêtise pour en souffrir et trop intelligent pour s'en indigner.
Je suis fatigué de ce monde où les réveils sont aussi illusoires que les songes.
Tout ce qui vient de toi m'inspire paradoxalement le goût de vivre et la soif de mourir. De vivre pour t'aimer encore. De mourir pour t'aimer toujours.