Je souhaite redonner à la littérature française son jus, qui nous vient de Rabelais.

À lire aussi de Jean Vautrin

L'amour est un gâteau de semoule - sucré au premier abord, consistant par la suite, franchement bourratif pour celui qui a la faiblesse d'en reprendre, et s'émiettant vers la fin.
C'est souvent dans le dessous des crèmeries borgnes, au fond des gargotes de grande truanderie que j'ai pêché des âmes de grande valeur... Et j'ai tôt compris que les dessous du boulevard du crime recelaient de bien plus exemplaires leçons de morale, d'autrement plus terribles châtiments pour le mal, que les salons brillamment éclairés où se pavane le bien en d'éclatants triomphes de faux-semblant !
Parfois, à force de remonter les sentiers abandonnés et de buter sur les vieilles souches de nos croyances, de grosses larmes ravinent les joues du rescapé d'Auschwitz, et, douce comme une pluie d'automne, son angoisse me recouvre.
C'est fou comme tout devient plaisir dès qu'on a pour but d'être unis pour mieux s'en sortir.
Elle se persuadait qu'à trop oublier qui l'on est, on s'efface, on s'amenuise.
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Je me plais avec les mots. Depuis mon premier roman, je cherche le vocabulaire juste. Même si la trame est romanesque, il me semble indispensable de retrouver le ton et les mots de l’époque. Et puis, je suis un écrivain populaire. Je souhaite redonner à la littérature française son jus, qui nous vient de Rabelais.