Le succès, ce sont des heures de labeur avant tout !
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Je ne veux pas laisser Astérix entre d'autres mains après ma disparition.
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On s’est servi de l’esprit gaulois pour rigoler des défauts de ce peuple fort en gueule et volontiers querelleur.
Quand j'ai repris Astérix après la disparition de René, les gens n'y croyaient pas. J'entendais : « Uderzo, c'est moins intéressant. » J'avais peur de ne pas être à la hauteur. Mais quand je me suis mis au travail, j'ai oublié mon complexe. René m'a appris le métier. Il m'a donné de l'assurance. Quand je lisais un de ses scénarios, j'étais fou de joie. Son humour était inégalable. Je pense ne pas en avoir terni le goût.
Depuis que j'ai passé la main, conclut-il, Je me rends compte qu'Astérix nous a échappé à Goscinny et à moi. Quand j'ai repris la série tout seul deux ans après la mort de René, je n'étais vraiment pas sûr de moi. D'autant que les critiques ont été assassines.
César est un personnage que Goscinny et moi n'avons pas vraiment caricaturé. Jamais nous n'avons voulu trop le ridiculiser.
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Astérix est transgénérationnel, il a un esprit indépendant. Mais j'avoue que je ne me suis jamais vraiment expliqué ce succès. Je n'avais pas prévu qu'il dure si longtemps !
René Goscinny, scénariste d'Astérix pendant dix-huit ans, disait : « On a l'air d'idiots qui ne savent pas ce qu'ils ont fabriqué. » Mais rien ne serait arrivé sans travail. Le succès, ce sont des heures de labeur avant tout !
Le succès, ce sont des heures de labeur avant tout !
Quand j'ai repris Astérix après la disparition de René, les gens n'y croyaient pas. J'entendais : « Uderzo, c'est moins intéressant. » J'avais peur de ne pas être à la hauteur. Mais quand je me suis mis au travail, j'ai oublié mon complexe. René m'a appris le métier. Il m'a donné de l'assurance. Quand je lisais un de ses scénarios, j'étais fou de joie. Son humour était inégalable. Je pense ne pas en avoir terni le goût.
René est toujours avec moi. On était comme cul et chemise, on ne pouvait pas se passer l'un de l'autre. Avec lui, c'était facile : il se mettait à l'ouvrage, il pondait un scénario comme ça. Il n'y avait rien à jeter et je me mettais au travail. Je dessinais la première planche, c'était magique ! Parfois, quand le succès survient dans un couple, il le vit mal, il ne résiste pas. Mais entre nous, cela a duré. Chacun respectait le rôle de l'autre.