Quand j'ai repris Astérix après la disparition de René, les gens n'y croyaient pas. J'entendais : « Uderzo, c'est moins intéressant. » J'avais peur de ne pas être à la hauteur. Mais quand je me suis mis au travail, j'ai oublié mon complexe. René m'a appris le métier. Il m'a donné de l'assurance. Quand je lisais un de ses scénarios, j'étais fou de joie. Son humour était inégalable. Je pense ne pas en avoir terni le goût.
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César est un personnage que Goscinny et moi n'avons pas vraiment caricaturé. Jamais nous n'avons voulu trop le ridiculiser.
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René Goscinny et moi avions le sentiment d'avoir tout dit dans Astérix. La preuve que non! Avec cet album qui s'inspire de la volumineuse Guerre des Gaules de Jules César, l'action se recentre à la fois en Gaule et à Rome, à cause de la réaction de César. Bon sang, je regrette de ne pas y avoir pensé !
Comme on dit « il faut rendre à César ce qui appartient à César », j'ai envie de dire: Il faut rendre Astérix à ses lecteurs. Car c'est à eux qu'il appartient... Et pas à moi.
Je ne veux pas laisser Astérix entre d'autres mains après ma disparition.
Quand il m'arrivait de faire une bêtise, René Goscinny me disait toujours: « Albert, ne sors jamais sans moi. »
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Astérix est à l'image du Français tel que l'image d'Épinal l'a popularisé à l'internationale, et tel que René et moi souhaitions le caricaturer. Il a du caractère, et ce caractère, c'est bien le nôtre.
Comme on dit « il faut rendre à César ce qui appartient à César », j'ai envie de dire: Il faut rendre Astérix à ses lecteurs. Car c'est à eux qu'il appartient... Et pas à moi.
Il faut rendre Astérix à ses lecteurs. Car c'est à eux qu'il appartient... Et pas à moi.
René Goscinny et moi avions le sentiment d'avoir tout dit dans Astérix. La preuve que non! Avec cet album qui s'inspire de la volumineuse Guerre des Gaules de Jules César, l'action se recentre à la fois en Gaule et à Rome, à cause de la réaction de César. Bon sang, je regrette de ne pas y avoir pensé !
Depuis que j'ai passé la main, conclut-il, Je me rends compte qu'Astérix nous a échappé à Goscinny et à moi. Quand j'ai repris la série tout seul deux ans après la mort de René, je n'étais vraiment pas sûr de moi. D'autant que les critiques ont été assassines.