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Il faut rendre Astérix à ses lecteurs. Car c'est à eux qu'il appartient... Et pas à moi.
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Astérix est à l'image du Français tel que l'image d'Épinal l'a popularisé à l'internationale, et tel que René et moi souhaitions le caricaturer. Il a du caractère, et ce caractère, c'est bien le nôtre.
La bande dessinée est un art très exigeant. Moi, je voulais faire des dessins animés, et puis je me suis rabattu sur la BD et, finalement, j'ai fait du dessin animé en BD, des dessins vivants.
César est un personnage que Goscinny et moi n'avons pas vraiment caricaturé. Jamais nous n'avons voulu trop le ridiculiser.
Avec Astérix, René Goscinny jetait un regard éclairé sur notre société.
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Astérix est à l'image du Français tel que l'image d'Épinal l'a popularisé à l'internationale, et tel que René et moi souhaitions le caricaturer. Il a du caractère, et ce caractère, c'est bien le nôtre.
César est un personnage que Goscinny et moi n'avons pas vraiment caricaturé. Jamais nous n'avons voulu trop le ridiculiser.
Comme on dit « il faut rendre à César ce qui appartient à César », j'ai envie de dire: Il faut rendre Astérix à ses lecteurs. Car c'est à eux qu'il appartient... Et pas à moi.
René Goscinny et moi avions le sentiment d'avoir tout dit dans Astérix. La preuve que non! Avec cet album qui s'inspire de la volumineuse Guerre des Gaules de Jules César, l'action se recentre à la fois en Gaule et à Rome, à cause de la réaction de César. Bon sang, je regrette de ne pas y avoir pensé !
Depuis que j'ai passé la main, conclut-il, Je me rends compte qu'Astérix nous a échappé à Goscinny et à moi. Quand j'ai repris la série tout seul deux ans après la mort de René, je n'étais vraiment pas sûr de moi. D'autant que les critiques ont été assassines.