Astérix est transgénérationnel, il a un esprit indépendant. Mais j'avoue que je ne me suis jamais vraiment expliqué ce succès. Je n'avais pas prévu qu'il dure si longtemps !
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On s’est servi de l’esprit gaulois pour rigoler des défauts de ce peuple fort en gueule et volontiers querelleur.
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La bande dessinée est un art très exigeant. Moi, je voulais faire des dessins animés, et puis je me suis rabattu sur la BD et, finalement, j'ai fait du dessin animé en BD, des dessins vivants.
Avec Astérix, René Goscinny jetait un regard éclairé sur notre société.
René est toujours avec moi. On était comme cul et chemise, on ne pouvait pas se passer l'un de l'autre. Avec lui, c'était facile : il se mettait à l'ouvrage, il pondait un scénario comme ça. Il n'y avait rien à jeter et je me mettais au travail. Je dessinais la première planche, c'était magique ! Parfois, quand le succès survient dans un couple, il le vit mal, il ne résiste pas. Mais entre nous, cela a duré. Chacun respectait le rôle de l'autre.
René Goscinny et moi avions le sentiment d'avoir tout dit dans Astérix. La preuve que non! Avec cet album qui s'inspire de la volumineuse Guerre des Gaules de Jules César, l'action se recentre à la fois en Gaule et à Rome, à cause de la réaction de César. Bon sang, je regrette de ne pas y avoir pensé !
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Nous sommes tous abonnés à l’irréparable outrage des ans.