La liberté n'est pas à craindre tant qu'elle n'a pas à craindre pour elle-même.
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Je ne sépare pas la politique de l'administration. Administrer, c'est gouverner; gouverner, c'est administrer. Il n'y a jamais eu, il ne saurait y avoir de grande politique sans bonne administration. La politique est à l'administration ce que l'âme est au corps ; et, de même que notre religion n'admet pas de corps sans âme, la vie n'admet pas d'âme sans corps.
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À lire aussi de Emile de Girardin
La paralysie de la paix, c'est l'instabilité du pouvoir.
Gouverner, c'est prévoir. Ne rien prévoir, ce n'est pas gouverner, c'est courir à sa perte.
La patience coûte peu à qui travaille beaucoup, à qui bat et vanne les idées dans cette grange qui s'appelle un journal, comme le paysan bat et vanne le blé des gerbes qu'il a récoltées.
Le calcul des probabilités, appliqué à la mortalité humaine, aux risques maritimes, aux cas d'incendie ou d'inondation, a donné naissance à une science nouvelle qui n'est encore qu'à son berceau : celle des assurances. Le calcul des probabilités, appliqué à la vie des nations, aux cas de guerre ou de révolution, est le fondement de toute haute politique. Selon que ce calcul est rigoureux ou faux, approfondi ou dédaigné, la politique est glorieuse ou funeste, grande ou petite. Gouverner, c'est prévoir. Ne rien prévoir, ce n'est pas gouverner, c'est courir à sa perte.
Dans la même œuvre
La liberté n'est pas à craindre tant qu'elle n'a pas à craindre pour elle-même.
La popularité est plus communément un écueil qu'une récompense.
La guerre est plus facile à déclarer que la paix n'est facile à organiser.
La paix ne naîtra que de la paix : non point de la paix conclue après une bataille, mais de la paix débattue sans bataille et érigée en victoire définitive de l'Idée sur le Sabre, selon la mémorable expression de Napoléon l.
La civilisation et la barbarie s'excluent : la barbarie, c'est la guerre; la civilisation, c'est la paix.