Je ne pourrai pas penser, pas respirer, pas sentir, aussi longtemps que je ne saurai pas que tu m'as pardonné. Je ne pourrais vivre plus longtemps si tu me refusais le droit de t'aimer.

À lire aussi de Stefan Zweig

N'a-t-on pas davantage les gens lorsqu'ils nous quittent ?
Nous vivons des myriades de secondes et pourtant, il n'y en a jamais qu'une, une seule, qui met en ébullition tout notre monde intérieur.
... cet éternel besoin de fabriquer des héros.
... ceux qui tombent entraînent souvent dans leur chute ceux qui se portent à leur secours.
D'autres explorateurs pourront faire encore des découvertes de détail, qui complèteront l'image qu'on a du monde, mais sa forme fondamentale a été donnée par Magellan.
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Dans la même œuvre

Comme elle avait dû soufrir, la pauvre, de mon innocent bavardage, tandis qu'étendue sur le gril brûlant de l'impatience elle attendait, l'âme tremblante, un premier geste de tendresse ou tout au moins que je m'aperçusse de son amour!
De même que les nerfs réclament une quantité de morphine de plus en plus grande, de même l'âme a besoin de plus en plus de pitié et finalement elle en veut plus qu'on ne peut lui en donner.
On ne prête qu'aux riches cette parole du Livre de la Sagesse, tout écrivain peut la reprendre à son compte : On ne se raconte qu'à ceux qui ont beaucoup raconté.
On peut tout fuir, sauf sa conscience.
Oui, mon cher lieutenant, il faut savoir dominer sa pitié, sinon elle cause plus de dégâts que la pire indifférence.