Je n'ai rien de ce que j'aime, il faudra bien que j'aime ce qu'on m'a laissé.

À lire aussi de Albertine Sarrazin

Moi, maintenant, je marche : sur une ou deux ou trois pattes, je marcherai toujours assez loin pour te retrouver, te réparer à mon tour, s'il le faut.
L'entretien d'hier m'a prouvé, encore une fois, qu'il existe des limites à tout échange, que le dialogue finit le plus souvent en double monologue.
Que ce réveil tourne lentement ! Le drap colle à ma poitrine, m'oppresse un peu. Je voudrais dormir, être minéral, être bloc autour de mon cœur qui bondit et court devant moi : choisis-la, Julien la route qui est à moi, sautes-y à pieds joints et que je porte à jamais chacun de tes pas.
On tue un corps plus facilement qu'un souvenir.
A l'atelier, on sait déjà que j'ai été en conférence avec la Maison Parapluie, et le silence est lourd, inquiétant, je sens le poulet.
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Dans la même œuvre

Je suis comme toi, je suis une fille-mère qui n'a pas eu de mômes. Mon mariage, c'est un caprice, une entourloupette.
Je ne veux ni entretenir, ni être entretenue.
Ces macaronis on sait pas à quoi s'en tenir, ou ça jacte on peut plus les arrêter, ou c'est tout renfermé et ça fait ses coups en dessous.
A l'atelier, on sait déjà que j'ai été en conférence avec la Maison Parapluie, et le silence est lourd, inquiétant, je sens le poulet.
L'entretien d'hier m'a prouvé, encore une fois, qu'il existe des limites à tout échange, que le dialogue finit le plus souvent en double monologue.