Ces macaronis on sait pas à quoi s'en tenir, ou ça jacte on peut plus les arrêter, ou c'est tout renfermé et ça fait ses coups en dessous.

À lire aussi de Albertine Sarrazin

Je n'ai rien de ce que j'aime, il faudra bien que j'aime ce qu'on m'a laissé.
Les gens ne me retiennent point, car je n'ai plus rien à leur proposer que moi, moi nue, et il faudrait beaucoup de temps et de tendresse pour faire jaillir de moi quelque ressource, quelque source.
Je n'aime pas la Télévision, sourire plaqué d'un côté de l'écran, sourires béats et digérants de l'autre.
Je renifle Paris, je me planque en son cœur, je suis revenue. Vaincue, cassée, je suis là quand même; d'ailleurs, comme nous disions souvent à la taule, le vainqueur, c'est celui qui se casse. Je reviens, Paris, avec les décombres de moi-même, pour recommencer à vivre et à me battre.
Ma liberté neuve m'emprisonne et me paralyse.
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Dans la même œuvre

Je suis comme toi, je suis une fille-mère qui n'a pas eu de mômes. Mon mariage, c'est un caprice, une entourloupette.
Je ne veux ni entretenir, ni être entretenue.
A l'atelier, on sait déjà que j'ai été en conférence avec la Maison Parapluie, et le silence est lourd, inquiétant, je sens le poulet.
Je n'ai rien de ce que j'aime, il faudra bien que j'aime ce qu'on m'a laissé.
L'entretien d'hier m'a prouvé, encore une fois, qu'il existe des limites à tout échange, que le dialogue finit le plus souvent en double monologue.