Je n'ai jamais vu de critiques plus vides el moins vraies, plus partiales et moins utiles, que celles des livres que j'avais lus auparavant; mais, en revanche, quel mérite n'ai-je pas trouvé dans la critique des ouvrages que je ne connaissais pas encore!

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

Une préface ne doit être qu'un titre plus long.
Sous l'empire d'une idée puissante, qu'elle soit passionnée ou purement scientifique, nous nous trouvons, comme le plongeur sous sa cloche, à l'abri des flots de l'immense Océan qui nous environne.
Tout est le mot le plus élevé et le plus hardi de notre langue; c'est aussi la pensée la plus rare, car la plupart des hommes ne voient dans l'univers que la rue où ils vivent, et dans l'histoire de l'éternité que celle de leur petite ville.
Une grande activité appliquée à des objets sérieux, finit toujours par nous réconcilier avec la vie.
La jeunesse aime la lumière, moins pour en être éclairée que pour y briller. Les yeux de l'enfant sont plutôt un ornement qu'un organe; c'est ainsi que le papillon en porte sur ses ailes et le paon sur sa queue.
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Dans la même œuvre

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.