La jeunesse aime la lumière, moins pour en être éclairée que pour y briller. Les yeux de l'enfant sont plutôt un ornement qu'un organe; c'est ainsi que le papillon en porte sur ses ailes et le paon sur sa queue.

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

Le ciel et la terre ont tant d'étendue, pourquoi donc l'esprit de l'homme serait-il si borné?
On sait aussi peu comment les hommes veillent que comment ils dorment; on ne connaît ni leur plus grande crainte, ni leur plus grand espoir.
Les femmes ressemblent aux maisons espagnoles, qui ont beaucoup de portes et peu de fenêtres. Il est plus facile d'y pénétrer que d'y voir clair.
Les blessures de la conscience ne se cicatrisent jamais; le Temps ne les raffraîchit pas par le mouvement de ses ailes, mais les fait seulement saigner avec sa faux.
Le peuple est pour un ministre ce qu'un grand capital est aux yeux d'un banquier; une simple abstraction, une quantité algébrique qu'il fait entrer dans ses calculs.
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Dans la même œuvre

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.