Les blessures de la conscience ne se cicatrisent jamais; le Temps ne les raffraîchit pas par le mouvement de ses ailes, mais les fait seulement saigner avec sa faux.

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

Un peuple en châtie un autre, mais bientôt, coupable à son tour, il est châtié par un troisième, et ainsi de suite. Les Romains châtièrent les Grecs, les Allemands les Romains, le temps châtie les Allemands, et l'éternité le temps.
Le courage contre les femmes n'est point un don naturel, c'est une force acquise.
Une idée amère et déchirante est ordinairement suivie d'autres idées qui, comme des émollients , viennent l'adoucir jusqu'à ce qu'elles lui aient fait perdre son âcreté. Il en est de même des douleurs physiques.
Lorsqu'un homme dit, surtout à une femme: vous êtes maussade ou bien vous êtes en colère, ce reproche fût-il même injuste, deviendra certainement mérité; rien, en effet, de plus facile que de devenir ce qu'on nous juge.
Notre vie est semblable à une chambre obscure , les images d'un autre monde s'y retracent d'autant plus vivement qu'elle est plus sombre.
Toutes les citations de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul →

Dans la même œuvre

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.