Une idée amère et déchirante est ordinairement suivie d'autres idées qui, comme des émollients , viennent l'adoucir jusqu'à ce qu'elles lui aient fait perdre son âcreté. Il en est de même des douleurs physiques.
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Un peuple en châtie un autre, mais bientôt, coupable à son tour, il est châtié par un troisième, et ainsi de suite. Les Romains châtièrent les Grecs, les Allemands les Romains, le temps châtie les Allemands, et l'éternité le temps.
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À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul
Le poison moral rend la langue aussi légère que le poison physique la rend pesante.
La jeunesse aime la lumière, moins pour en être éclairée que pour y briller. Les yeux de l'enfant sont plutôt un ornement qu'un organe; c'est ainsi que le papillon en porte sur ses ailes et le paon sur sa queue.
Rien de plus pitoyable que de voir un homme chercher d'une manière quelconque à s'attribuer un mérite qui ne lui appartient pas.
Pourquoi les âmes les plus pures sont-elles en proie à une foule de pensées dégoûtantes et empoisonnées qui glissent sur elles, comme les araignées sur les lambris les plus brillants? Ah! nos combats diffèrent peu de nos défaites!
Dans la même œuvre
Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.