Le courage contre les femmes n'est point un don naturel, c'est une force acquise.

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

Un homme ne découvre jamais mieux son caractère qu'en traçant celui d'autrui.
Beaucoup d'hommes ressemblent au verre, si uni, si poli et si doux au toucher tant qu'on ne le froisse ni ne le brise, mais qui devient alors singulièrement tranchant, et dont tous les éclats blessent.
Plus nous aimons Dieu et les hommes, et moins nous nous aimons nous-mêmes: une planète se tourne sur son axe d'autant plus lentement que sa révolution autour du soleil est plus rapide.
Le ravissement du bonheur nous cause une impression semblable à celle de la douleur: l'homme pâlit alors et tombe dans une sorte de léthargie; mais son ame est remplie des songes d'un meilleur avenir.
Il est plus facile aux bons de se considérer comme méchants, qu'aux méchants de se regarder comme bons.
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Dans la même œuvre

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.