On sait aussi peu comment les hommes veillent que comment ils dorment; on ne connaît ni leur plus grande crainte, ni leur plus grand espoir.

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

Certaines coquettes sont comme les vins sucrés, qui s'aigrissent par la chaleur et s'adoucissent par le froid.
Peu importe le lieu que l'on choisisse pour son observatoire philosophique, que ce soit un trône, ou Pégase, ou une cime des Alpes, ou un camp de César, ou un cercueil, il sera presque toujours plus élevé que la chaire du professeur.
Un coeur plein d'amour peut tout pardonner, même la dureté envers lui; mais non la dureté envers les autres.
On rencontre quelquefois dans les Alpes sur les bords d'un glacier un gazon émaillé de fleurs; souvent aussi, près des glaces de la mort, on trouve des fleurs d'un nouveau printemps.
Le fruit de l'ananas mûrit toujours entre deux chardons: le présent, au contraire, mûrit toujours entre deux ananas, le souvenir et l'espérance.
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Dans la même œuvre

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.