Sous l'empire d'une idée puissante, qu'elle soit passionnée ou purement scientifique, nous nous trouvons, comme le plongeur sous sa cloche, à l'abri des flots de l'immense Océan qui nous environne.

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

Notre siècle a la vertu du diable, celle qui fait le tourment de ceux qui en ont aussi peu que lui.
Notre vie est semblable à une chambre obscure , les images d'un autre monde s'y retracent d'autant plus vivement qu'elle est plus sombre.
Leibnitz attribue à la guerre de Trente ans l'introduction dans la langue allemande, de cette multitude d'expressions étrangères qui la rendent semblable à un régiment prussien, composé pour la plus grande partie des déserteurs de toutes les nations.
L'amour, comme les hommes, meurt plus souvent de l'excès que du manque d'aliment. Il se nourrit de lui-même, mais il ressemble à ces plantes des Alpes qui vivent en absorbant l'humidité des nuages, et qui meurent lorsqu'on les arrose.
Le monde des esprits n'est qu'une partie de notre monde intérieur; le moi ne redoute que le moi.
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Dans la même œuvre

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.