Deux liards couvriraient fort bien toutes mes terres - Mais tout le grand ciel bleu n'emplirait pas mon coeur.
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Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, - Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, - Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, - Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
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Je n'ai pas dit : la populace, j'ai dit : les populaces. Dans ma pensée, ce pluriel est important. Il y a une populace dorée comme il y a une populace déguenillée ; il y a une populace dans les salons, comme il y a une populace dans les rues. À tous les étages de la société, tout ce qui travaille, tout ce qui pense, tout ce qui aide, tout ce qui tend vers le bien, le juste et le vrai, c'est le peuple ; à tous les étages de la société, tout ce qui croupit par stagnation volontaire, tout ce qui ignore par paresse, tout ce qui fait le mal sciemment, c'est la populace. En haut : égoïsme et oisiveté ; en bas : envie et fainéantise : voilà les vices de ce qui est populace. Et, je le répète, on est populace en haut aussi bien qu'en bas. J'ai donc dit qu'il fallait aimer le peuple ; un plus sévère eût ajouté peut-être : et haïr la populace. Je me suis contenté de la dédaigner.
N'existons-nous donc plus? Avons-nous eu notre heure? - Rien ne la rendra-t-il à nos cris superflus?
Toute époque a ses idées propres, il faut qu'elle ait aussi les mots propres à ses idées.
Il se résignait avec une mélancolie satisfaite à aimer angéliquement.
Dans la même œuvre
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, - Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, - Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe - Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.