L'humain n'aime pas son corps. Il l'adore éventuellement, mais il ne l'aime pas. Et comme il est censé aimer son prochain comme lui-même, s'il n'aime pas son propre corps, il n'aime pas non plus celui de son prochain. Nous voyons ici apparaître le mal souhaité au prochain. Ou comme j'aime dire : on fait de son proche un reproche. L'évangile moderne est : tu détesteras ton prochain comme toi-même.
❧
Je marche sur un chemin qui ne mène à rien, sauf à des clairières imprévues
◆
À lire aussi de Philippe Sollers
Aimant Dieu, aimée de Dieu, aimantée par Dieu, choisissant les amants de Dieu, la musique est une réalité magnétique.
L'homme, s'il ignore la vérité de l'argent, en reste au rêve. Il est exploité par la vérité qu'est l'argent. Pour que l'homme soit, pour qu'il ne soit pas un rêve d'homme, il faut qu'il comprenne qu'il est une valeur métaphysique (je ne dis pas religieuse). Partout où il met de la valeur autre qu'en métaphysique, il est nié par l'argent.
Rien de plus rare finalement que la volupté consciente. Celui qui sait, ne parle pas. Celui qui parle, ne sait pas.
Le programme n'est plus, comme autrefois, la lutte du nouveau contre l'académique, de la subversion contre le croûteux confrmiste, mais: il faut de l'art simplifié à tout prix...
Dans la même œuvre
Je sais encore donner ma vie entière tous les jours