Je change de chaîne. Si seulement je pouvais changer de vie en appuyant sur ma télécommande.

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On dirait que mon visage n’a pas encore fait de choix, qu’il n’a pas fini de se dessiner. Ce que je ne trouve pas joli chez moi, je me dis qu’un jour ce sera la beauté de quelqu’un.
Nous avons tous deux vies, une vie où l'on dit ce que l'on pense et une vie où on la ferme. Une vie où les mots passent sous silence.
Qu'on entre dans un café ou chez un médecin, c'est que l'on veut se faire soigner de la solitude.
Il lui avait aussi dit qu'il y a plus d'étoiles dans le ciel que de grains de sable dans le Sahara. Elle l'avait aimé pour cela. Pour toutes ces choses qu'il lui avait apprises, à elle, la petite fille de l'atelier de couture condamnée à ne jamais rien savoir si elle ne l'avait rencontré.
Que sont les « larmoyances » ? - \r\n- C’est un mot que j’ai inventé pour réunir la mélancolie, la culpabilité, les regrets, les marches avant et les marches arrière. Tout ce qui nous emmerde dans la vie, quoi. Ce qui nous empêche d’avancer.
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Dans la même œuvre

J'adore rire de la mort, me moquer d'elle. C'est ma façon de l'écraser. Comme ça, elle fait moins son importante. En me jouant d'elle, je laisse la vie prendre le dessus, prendre le pouvoir.
Les jeunes, je préfère les connaître vivants, pénibles, bruyants, saouls, stupides, que voir des gens suivre leur cercueil, courbés par le chagrin.
Mais moi, j'étais pleine de silences qui hurlaient au fond de moi. Qui m'ont fait grossir, maigrir, vieillir, pleurer, dormir toute la journée, boire comme un trou, me cogner la tête contre les portes et les murs. Mais j'ai survécu.
Parler de toi, c'est te faire exister, ne rien dire serait t'oublier.
Ma grand-mère m’a appris très tôt comment cueillir les étoiles : la nuit il suffit de poser une bassine d’eau au milieu de la cour pour les avoir à ses pieds.