J'enviais parfois l'impudeur de ceux qui parlent d'eux pendant des heures, perfusés à l'égocentrisme douillet.

À lire aussi de David Foenkinos

Les enfants recherchent en permanence la part manquante de l'affection, c'est ainsi.
Personne ne connaît jamais le chemin qu'il doit emprunter pour aller où il veut.
La vie est une machine à explorer notre insensibilité. On survit si bien aux morts. C'est toujours étrange de se dire que l'on peut continuer à avancer, même amputés de nos amours.
Personne n'entend ceux qui disent vouloir être seuls. La volonté de solitude, c'est forcément une pulsion morbide.
Il y a quelque chose de si étonnant chez le chat. Il a atteint cette aisance suprême du bonheur à ne rien faire. Les hommes n'y arrivent pas. Au bout d'un moment, ils sont obligés de gesticuler, de parler, d'organiser quelque chose.
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Dans la même œuvre

Les enfants sont nos romans, mais nous ne les écrivons plus.
L'expression vie commune veut tout dire: on vit une seule vie pour deux. Alors forcément vient un moment où l'on se sent à l'étroit dans cette moitié de vie.
Je ne laissais rien derrière moi, j'avais marché sur ma vie avec des patins, sans laisser de traces.
Certains moments ne peuvent avoir pour bande-son que le silence.
Certains souvenirs ne sont pas soumis à la fatigue de la mémoire.