J'ai une immense admiration pour Pierre Bergé. Un personnage d'une autre époque et d'une intelligence brillantissime.

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Je voulais être immense. Et beau ! Réussir à être pris pour quelqu'un de beau était pour moi un réel accomplissement. Il faut dire que je partais de loin : j'avais des dents de lapin, un cheveu sur la langue, j'étais gros, pas sportif… Je me suis donc convaincu que j'allais me transformer : j'ai maigri, sculpté mon corps, je passais des heures à m'occuper de mon style, de mes cheveux, de ma peau… Et je négligeais l'essentiel : me concentrer sur mon jeu.
Au départ, j'ai voulu faire de la mise en scène simplement pour jouer des rôles qu'on ne me proposait pas au théâtre.
J'ai peut-être voulu être acteur pour démultiplier les vies.
J'ai souvent l'impression que les gens ne m'aiment pas. Ma confiance en moi est dévastée. Et cela, j'en suis sûr, vient en grande partie de mon passé le plus ancien.
Pour un acteur, faire un film historique, c'est vivre son rêve de changer d'époque, de voyager dans le temps. Ça nous remet en contact avec l'idée initiale d'enfant qui est de se déguiser, tout simplement.
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Un spectacle de lecture s'accompagne bien de musique. On a besoin de reposer l'oreille, la voix. Il ne faut pas que la musique soit illustrative, mais qu'elle soit un complément qui raconte ce dont on parle.
Avec tous ses défauts, je trouvais cet homme extraordinaire. Orgueilleux – il aime être au centre de tout-, possessif, brutal, autoritaire, soupe au lait, il était génial. Vous savez, j'ai une grosse expérience de ces gens-là, mon père était pire que lui, mais Pierre Bergé était un personnage romanesque.