Quand on se retrouve enfermé dans le noir, seul avec ses pensées, l'esprit se tourne en dedans et c'est la débandade.
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J'ai toujours peur qu'un jour quelqu'un découvre que je ne suis pas si bon que cela, que mes histoires n'ont aucun intérêt ou que l'on a deviné la fin au bout de dix pages. Je me sens en insécurité permanente, mais cette insécurité me donne une force incroyable pour écrire.
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Certains jours, tout coule de source, d'autres, il faut se battre avec chaque ligne. Beaucoup de pages sont un combat. Mais j'essaie de ne pas trop m'attarder sur un livre quand je l'ai fini, sinon j'aurais envie de tout reprendre à chaque fois.
Pour le rythme, j'ai beaucoup appris en lisant les romans de Mary Higgins Clark, surtout les premiers. Pour l'humour, Woody Allen. Pour le sens cinématographique que doit absolument posséder un bon polar, Alfred Hitchcock.
Je n'écoute pas la Muse: elle me harcèle et me fait travailler. Je ne crois pas à l'inspiration, ni à la magie, mais au travail
J'ai toujours envie de faire des choses différentes, même s'il y a des similarités entre mes livres. Chaque livre est un nouveau sentier et la prochaine fois, vous ne pourrez pas emprunter le même... C'est toujours un challenge.
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Quand on leur pose cette question, la plupart des écrivains répondent qu'ils savaient dès la naissance qu'ils deviendraient écrivains. Rassurez-vous, ce n'est pas mon cas! Je ne l'ai découvert qu'assez tardivement, contrairement à mes amis de fac, Dan Brown et David Foster Wallace, qui, eux, écrivaient déjà lorsque nous étions étudiants au Amherst College.
J'ai découvert que je devais être écrivain après avoir compris que je ne pouvais exercer aucun autre métier: si j'avais un vrai job, je me ferais virer au bout d'une semaine! Je suis incapable d'exercer une autre profession.
J'ai découvert ce que signifiait «être écrivain». Trois choses sont nécessaires pour cela - les deux premières sont évidentes, mais pas la troisième: l'inspiration, la transpiration... et le désespoir.
Aujourd'hui, j'écris le genre de livres que les touristes du monde entier emportent avec eux en vacances mais qui les fait s'enfermer dans leur chambre pour savoir ce qui va arriver aux personnages.
J'ai une vision romantique et quelque peu oblique de la banlieue: j'admire sincèrement ces familles qui tentent de survivre en s'endettant pour se payer une maison identique à toutes les autres. La banlieue est devenue, au début de ce siècle, la manifestation la plus flagrante du rêve américain.