J’ai toujours joué des personnages difficiles. Je m’attache plus aux oeuvres qu’aux rôles. Je ne cherche pas à être le héros.

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Acteur est un métier où il faut toujours se perfectionner, c’est un métier plein d’aléas où rien n’est jamais établi.
Bien sûr, je me souviens. Les événements restent précis dans ma tête, mais je n'ai pas de nostalgie. Je n'ai aucun regret sur les ratages et ne tire aucune gloire de mes réussites.
J'exerce maintenant trois métiers. C’est merveilleux ! Je suis d’abord « acteur de théâtre » et « acteur de cinéma ». Ce sont deux activités différentes, même si elles se complètent. Au théâtre, l’acteur, une fois le spectacle présenté au public, est le roi, maître de son jeu et de la mise en scène. Il peut imposer sa personnalité. Au cinéma, l’acteur reste une marionnette manipulée par le réalisateur, fût-il prestigieux.
Je n'ai jamais aimé être décoré. Encore moins épinglé. C'est très beau, mais ça signifie la mort comme pour les papillons.
J'ai une sorte d'inconscience, qui vient surtout de mon plaisir de vivre. Parce qu'avec toutes les personnes qui m'étaient indispensables pour respirer et qui, au fur et à mesure, sont mortes. Je continue pourtant à vivre et à travailler gaiement. C'est ça qui me trouble le plus. Cet espèce d'égoïsme extraordinaire.
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J'aurai bien voulu être médecin, mais j'étais trop paresseux. On devient acteur par paresse.