Mes chagrins, je les garde pour moi. En fait, je suis une taiseuse, je me livre peu.
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J’ai banni depuis longtemps le mot retraite de mon vocabulaire. J’aimerais surprendre encore, et d’abord me surprendre.
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Quand je monte sur scène, je dis au public que j’ai laissé mes soucis dans la loge. Alors, je lui demande d’oublier les siens, au moins le temps du tour de chant. Il n’y a que comme ça qu’on peut passer un très bon moment ensemble.
Intermittente du spectacle, je ne sais pas ce que c'est.
Actuellement, quand vous avez un titre, on ne passe que celui-là à la radio et on vous demande de ne chanter que celui-là à la télé. Ceux de ma génération ont eu la chance d’avoir du temps et les Carpentier. On nous faisait faire plein de choses.
Je suis tellement occupée que, quand je serai morte, je ne m’en rendrai même pas compte.
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Je suis tellement occupée que, quand je serai morte, je ne m’en rendrai même pas compte.
J’ai eu une enfance très heureuse. Mais j’avance. Je suis une femme de demain. Ce qui est passé est passé.
A 9 ans, dès qu’on me mettait sur une table, je chantais. A 14 ans, je faisais des radio-crochets. Je suis née pour ce métier, mais ça ne m’a jamais intéressée de devenir quelqu’un.
Après tant d’années, le métier me donne toujours le même plaisir. Et les soirs de première, la même peur. Je cours après le temps, je ne sais pas rester sans rien faire.
Mes chagrins, je les garde pour moi. En fait, je suis une taiseuse, je me livre peu.