Quand je monte sur scène, je dis au public que j’ai laissé mes soucis dans la loge. Alors, je lui demande d’oublier les siens, au moins le temps du tour de chant. Il n’y a que comme ça qu’on peut passer un très bon moment ensemble.
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A 9 ans, dès qu’on me mettait sur une table, je chantais. A 14 ans, je faisais des radio-crochets. Je suis née pour ce métier, mais ça ne m’a jamais intéressée de devenir quelqu’un.
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Si j’étais dans la vie comme à la scène, je serais imbuvable ! J’ai bien conscience de la personne que je suis sur les planches, avec cette tendance à de plus en plus se lâcher.
Je suis dans la vie comme je suis sur scène et sur scène comme je suis dans la vie, les gens le sentent.
Je ne porte jamais de masque ! Jamais ! Pour mon métier j’ajoute forcément de moi dans chaque personnage même si je suis au service du texte, de la mise en scène.
Je suis tellement occupée que, quand je serai morte, je ne m’en rendrai même pas compte.
Dans la même œuvre
Je suis tellement occupée que, quand je serai morte, je ne m’en rendrai même pas compte.
J’ai eu une enfance très heureuse. Mais j’avance. Je suis une femme de demain. Ce qui est passé est passé.
Après tant d’années, le métier me donne toujours le même plaisir. Et les soirs de première, la même peur. Je cours après le temps, je ne sais pas rester sans rien faire.
Mes chagrins, je les garde pour moi. En fait, je suis une taiseuse, je me livre peu.
Je suis dans la vie comme je suis sur scène et sur scène comme je suis dans la vie, les gens le sentent.