J'adore avouer. C'est une passion. Je ne commets des fautes que pour le plaisir d'avoir à les avouer.

À lire aussi de Yann Moix

Les chemins de la chair ne sont pas ceux de l'esprit: on ne progresse pas dans la beauté des femmes comme dans la pensée des philosophes.
A mes côtés : le piano défoncé. Il ressemblait à un cachalot éventré ; j'avais de la peine pour lui. Je pensais à son calvaire. Il était mort sous les coups de mon père. J'avais eu jusque là plus de chance que lui.
On voudrait bien s'adorer jusqu'à la tombe, mais des événements viennent défaire les voeux, déraciner les promesse, abîmer l'espérance. On achète, dans l'amour qui naît, un futur qui ne veut jamais exister.
A 50 ans, je suis incapable d'aimer une femme de 50 ans. Je trouve ça trop vieux. Ce n'est pas une question de dégoût, mais ça ne me viendrait pas à l'idée. Elles sont invisibles. Je préfère le corps des femmes jeunes, c'est tout. Point. Un corps de femme de 25 ans, c'est extraordinaire. Le corps d'une femme de 50 ans n'est pas extraordinaire du tout.
Aimer une femme, c'est aimer l'ensemble des variations autour de cette femme, ses avatars, ses versions plus ou moins fidèles.
Toutes les citations de Yann Moix →

Dans la même œuvre

Le romantique est un propriétaire. Le don juan, un locataire.
On ne devrait communiquer que depuis l'anéantissement, l'amoindrissement, depuis cette absence momentanée de nous-même où, dévastés, nous sommes ouverts au monde comme une béance.
Tout était prévu pour que ça marche entre nous. Il suffisait que nous nous rencontrions. Nous nous sommes rencontrés. C'était le plus difficile à faire, se rencontrer (la preuve : je ne t'ai plus jamais rencontré par hasard depuis).
La promesse d'être avec quelqu'un m'a toujours rendu plus heureux que son effective présence.
L'amour est plus méchant que la guerre, puisque la guerre consiste à faire du mal à ceux que l'on n'aime pas.