Mais je n'ai trouvé un peu d'espace que dans le vol de mon faucon et dans la prière, la seule route que ce temps m'ait laissé est un chemin intérieur. J'ai creusé ma foi pour m'évader et cette évasion passe par le reclusoir. N'est-ce pas étonnant ?
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J'admirais son agilité et songeais aux histoires de fées que mon grand-père me racontait quand j'étais petit. Puis ma fée s'est écroulée dans l'eau aussi sec et j'ai dû admettre que les fesses dans la flotte, elle perdait quelque peu de sa féerie.
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Parfois, des profondeurs d'une marmite en fonte surgit quelque figure desséchée. Une aïeule anonyme m'observe qui a tant su, tant vu, tant enduré.
Le silence de la nuit s'est posé sur ma page. Du silence et rien d'autre. J'entends, dans le désert de ma vie, battre mon coeur ensablé.
Quelle différence du cri au chant! Modulation splendide de la douleur, le chant recoud ce que le cri déchire.
Il suffit de regarder quelque chose très longtemps pour qu'une porte s'ouvre et nous absorbe.