Imaginez que j'ai commencé avec des fours à charbon. Aujourd'hui, je suis un enfant de pauvre qui vit comme un gosse de riche.

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Il y a beaucoup de points communs entre la cuisine et le sexe. On consomme une union, on dévore des yeux, on a faim de l'autre... L'homme a toujours besoin de manger et de se reproduire, et dans les deux cas, il faut passer à la casserole.
La bonne cuisine n'est pas forcément chère. Moi je suis par exemple pour les assiettes simples et rondes mais regardez le foisonnement des modèles : carrée, creuse, ovoïdes, plates…Les restaurateurs ont fait la fortune des porcelainiers.
Un plat unique comme un pot-au-feu, une volaille, une bonne bouteille, avec deux, trois copains. C'est cela aussi le bonheur : la simplicité.
Il faut plutôt la laisser vivre, la recette. De toute façon, on ne cuisine jamais deux fois pareil. Je ne travaille pas à la proportion, au grammage mais à l'instinct, à l'envie. À l'intuition.
La mort, finalement, ça arrive à tout le monde. La vie, c'est la mort. Je pense que j'ai bien fait mon boulot, donc je peux mourir tranquille.
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Il en va de notre cuisine comme de nos vins. Nous avons les meilleurs, mais il ne faut pas oublier que d'autres pays ont fait de considérables progrès.