Il est donc fort intéressant d'interroger l'artiste sur ce qu'il a voulu faire, à condition de savoir que sa réponse n'est pas dans ses mots, mais dans ses tableaux.
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Il y a dix ans que j'ai proclamé, au nom de mon pays, devant l'Acropole illuminée pour la première fois : La culture ne connaît pas de nations mineures, elle ne connaît que des nations fraternelles.
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Au sens où le vrai visage des personnages de la tragédie grecque, même à la lecture, est leur masque de pierre, l'angélisme giottesque est celui des statues.
La vraie barbarie, c'est Dachau; la vraie civilisation, c'est d'abord la part de l'homme que les camps ont voulu détruire.
L'individu s'oppose à la collectivité, mais il s'en nourrit. Et l'important est bien moins de savoir à quoi il s'oppose que ce dont il se nourrit.
A «Qu'est-ce que l'art?», nous sommes portés à répondre: «Ce par quoi les formes deviennent style».
Dans la même œuvre
J'ai écrit jadis : la culture ne s'hérite pas, elle se conquiert. Ce qui doit nous unir, c'est l'objet de cette conquête.
On a beaucoup dit que la machine excluait les rêves, ce que tout contredit. Car la civilisation des machines est aussi celle des machines à rêves, et jamais l'homme ne fut à ce point assiégé par ses songes, admirables ou défigurés.
L'oeuvre la plus puissamment basse ne prévaut pas contre l'écho de ce que la petite princesse thébaine disait au pied de l'Acropole : Je ne suis pas venue sur la terre pour partager la haine, mais pour partager l'amour.
Une culture n'est pas seulement un ensemble de connaissances mais aussi un héritage particulier de la noblesse du monde.