Être devenu le présentateur des seniors, c'est très valorisant. Il n'y a pas un sous public.
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Il y a des gens qui n'étaient que des impostures et qui sont partis avec une image qu'ils ne méritaient pas. Comme le commandant Cousteau qui m'a laissé un très mauvais souvenir. Il était antipathique et prétentieux. Je ne donnerai pas d'autres noms. L'important, c'est qu'ils sachent que je sais. Je ne veux pas passer pour un idiot.
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Quand je les reverrai tous, je ferai la plus grande émission de tous les temps avec Gainsbourg, Coluche, Hallyday, Claude François et tant d'autres malheureusement. Je voudrais juste mourir en bonne santé et avec un bon audimat. Tiens, Delahousse pourrait en faire « Un jour, un destin ». Au moins, il sera obligé d'être élégant.
La radio me manque. J'aimerais bien faire revivre « Radioscopie » de Jacques Chancel. Tant que j'ai une bonne voix, j'aimerais bien rejoindre France Inter. Peut-être dans un an. Mon autre envie, c'est de présenter à la télé un late show quotidien de troisième partie de soirée. Mais pas à l'américaine. On n'a rien à apprendre d'eux. C'est tellement écrit que ça manque de spontanéité. Reste à trouver la chaîne.
Dire ce qu'on pense, c'est prendre le risque de fâcher la moitié des téléspectateurs.
J'ai voulu avoir la reconnaissance de l'establishment. J'ai fait des émissions très populaires, qui ont fait passer au deuxième plan ma formation du début, journaliste. Les intellectuels m'ont considéré comme le fils de Guy Lux, car ce que je faisais n'intéressait pas les faiseurs d'opinions. Il faut quand même que je leur montre ce que je sais faire. Je ne suis pas qu'un homme à paillettes, j'ai la carte de presse 22177.
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De toute ma vie, je n'ai jamais critiqué un confrère, j'ai été d'une loyauté et d'une fidélité indéfectible au service public. Mais là, c'en est trop. Parce que Laurent Delahousse n'est pas un mec bien. Il a demandé ma place pendant près de dix ans. Chaque saison, il menaçait la direction de partir s'il n'avait pas le 19 heures alors que j'étais une locomotive pour son journal.
Laurent Delahousse n'est pas un mec bien. Il a demandé ma place pendant près de dix ans. Chaque saison, il menaçait la direction de partir s'il n'avait pas le 19 heures alors que j'étais une locomotive pour son journal. Au départ, je ne le croyais pas. Jusqu'au jour où il l'a dit ouvertement. Ça m'a peiné. J'ai trouvé ça surréaliste. Il a été d'une inélégance incroyable. C'est même le ballon d'or de la discipline. Et en interne, je ne suis pas le seul à le penser. A l'époque, je lui ai écrit. Il a essayé de me faire croire qu'il était la courtoisie incarnée. Je n'ai aucune rancune, mais j'ai de la mémoire.
Être devenu le présentateur des seniors, c'est très valorisant. Il n'y a pas un sous public.
La radio me manque. J'aimerais bien faire revivre « Radioscopie » de Jacques Chancel. Tant que j'ai une bonne voix, j'aimerais bien rejoindre France Inter. Peut-être dans un an. Mon autre envie, c'est de présenter à la télé un late show quotidien de troisième partie de soirée. Mais pas à l'américaine. On n'a rien à apprendre d'eux. C'est tellement écrit que ça manque de spontanéité. Reste à trouver la chaîne.