Je suis le contraire de la mode. J'ai été démodé très tôt
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Dire ce qu'on pense, c'est prendre le risque de fâcher la moitié des téléspectateurs.
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J'ai compris que le vedettariat, c'est bidon. Vous mettez une vache à la télé, c'est la vache la plus célèbre.
Laurent Delahousse n'est pas un mec bien. Il a demandé ma place pendant près de dix ans. Chaque saison, il menaçait la direction de partir s'il n'avait pas le 19 heures alors que j'étais une locomotive pour son journal. Au départ, je ne le croyais pas. Jusqu'au jour où il l'a dit ouvertement. Ça m'a peiné. J'ai trouvé ça surréaliste. Il a été d'une inélégance incroyable. C'est même le ballon d'or de la discipline. Et en interne, je ne suis pas le seul à le penser. A l'époque, je lui ai écrit. Il a essayé de me faire croire qu'il était la courtoisie incarnée. Je n'ai aucune rancune, mais j'ai de la mémoire.
Vous voyez les antennes paraboliques ? J'ai dormi juste en dessous à mes débuts à l'ORTF, l'été 64. J'avais peur qu'on me vire
La plus grande vedette de la télé, c'est la télé; quand on oublie ça, on disjoncte
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Beaucoup de gens ont débuté avec moi. Je suis leur copain de la télé
Mon père ne voulait que des numéros un, un grand musicien, un intellectuel, un médecin; moi, j'étais totalement déconnecté de la réalité scolaire.
Ma première fêlure, c'est ça, ne pas faire ce dont je rêvais. Je voulais faire comme lui. J'ai essayé de me rapprocher le plus de mon père, du médecin de famille, je suis sûr que le rapport que j'ai avec les gens vient de là.
Je sais bien que j'ai cette image de gentil, frisant la complaisance.