Il n'est plus question pour personne désormais de découper son destin selon les pointillés imposés par nos manuels de philosophie : intelligence, sensibilité, volonté.

À lire aussi de François Mauriac

Un vieux monsieur, suivi d'une famille attentive, arrachait des herbes autour de son sépulcre, comme ces employés qui vont, chaque dimanche, soigner la maison et le petit jardin où ils prendront leur retraite.
Les landes formaient à l'horizon un immense arc noir où le ciel métallique pesait.
Que Dieu préfère les imbéciles, c'est un bruit que les imbéciles font courir depuis dix-neuf siècles.
La responsabilité des fellagha dans l'immédiat n'atténue en rien celle qui, depuis cent vingt ans, pèse sur nous d'un poids accru de génération en génération.
Avancer en âge, c'est s'enrichir d'habitudes, se soumettre aux automatismes profitables; c'est connaître ses limites et s'y résigner.
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Dans la même œuvre

Ecrire, c'est se souvenir. Mais lire, c'est aussi se souvenir.
«Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es», il est vrai, mais je te connaîtrai mieux si tu me dis ce que tu relis.
Les grands romans viennent du coeur.
L'enfance est le tout d'une vie, puisqu'elle nous en donne la clef.
Ce drame au-dedans de nous, qui ne comporte pas de cris, ne crée-t-il pas le climat même de la poésie ?