Il faut descendre très bas pour trouver un accès au Très-Haut. Très bas au fond de soi, dans les ténèbres de ses entrailles.

À lire aussi de Sylvie Germain

De la moindre vie humaine, quelque chose d'irréductible demeure, toujours ; rien de ce qui a lieu en ce monde, grand ou petit, tragique ou anodin, ne peut être annulé, et rien ne reste sans conséquences, aussi discrètes soient-elles.
Que sait-on de ce qui a lieu dans la nuit du réel ? L'imaginaire est l'amant nocturne de la réalité.
Ecrire c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au coeur des mots.
Chaque être aimé, en disparaissant, ravit un peu de chair, un peu de sang, à ceux qui restent sur la terre, tremblant de froid et de fadeur dans le crachin continu de l'absence.
Les petits riens ne sont jamais insignifiants, la beauté foisonne dans l'infime.
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Dans la même œuvre

Nulle faute ne peut être déclarée ancienne tant que perdure la souffrance qu'elle a engendrée.
Il ne suffit pas qu'un sol soit riche, encore faut-il qu'il soit remué, retourné, et ensemencé.