Il a découvert les jeux de hasard. S'en remettre à la chance et accepter la malchance convient à sa conviction de mélancolique, à son fatalisme religieux : agir ne sert à rien. Les jeux sont faits. De toute éternité.

À lire aussi de Chantal Thomas

Le voyage fait de chacun un écrivain : au revoir, je vous écrirai, je vous décrirai ce qui nous sépare.
Dans le bonheur de se trouver au Grand Café de Turin il y a, conscient ou non, le fait qu'il appartient à l'espace voûté des arcades, à leur protection.
En fait, on sait bien que ce qui a mis à sec les finances de la France, c'est la guerre d'Indépendance américaine, et pas les chaussures de Marie-Antoinette. Mais avec les femmes au pouvoir, on en vient toujours aux paires de chaussures.
Sans être prisonnier du carcan d'un voyage organisé, on éprouve la même asphyxie, la même impossibilité à intérioriser un lieu, à voir et à se mouvoir, lorsqu'une personne bien intentionnée se propose de vous servir de guide et ne vous lâche pas. Grâce à elle, vous ne vous perdez pas et vous ne manquez rien « d'important ».
Il apprécie les promenades solitaires, car il considère que la promenade est essentiellement une manière de converser avec soi et, dans ce dialogue, de se « laisser surprendre par soi- même ».
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Dans la même œuvre

Un mariage ? Quelle importance ! C'est l'attitude de son meilleur ami, le duc de Boufflers, que l'on vient de marier. J'ai aussi présentement une femme, mais je ne pourrai coucher de longtemps avec elle a-t-il dit au roi, sans s'émouvoir autrement.
Le Régent déteste Versailles. Si, selon la suggestion du duc de Noailles, on avait rasé le château, il n'en aurait eu aucun regret. Ah non ! Retour à Versailles, retour à la case marécage.
C'est naïf mais irrésistible une fois qu'on a goûté au pouvoir, on a du mal à s'en déprendre.
Elle boit à la santé de ses parents, du roi de France, à la sienne. La ritournelle n'est plus : « Quand est-ce qu'on arrive ? » mais : « Le roi mon mari, il jouera avec moi ? »
C'est naïf mais irrésistible ; une fois qu'on a goûté au pouvoir, on a du mal à s'en déprendre. On a beau être lucide, savoir que plus l'on gagne en puissance, moins l'on compte personnellement, puisque l'on n'est qu'un pion sur l'échiquier des ambitieux qui s'agitent au-dessous de vous, on s'accroche, on repousse autant que possible le moment de sortir du cercle de lumière, de son bruissement de louanges et compliments – le moment où l'on va se trouver seul dans le noir, chassé du monde, rayé des vivants.