Ignorant d'où je viens, incertain où je vais.

À lire aussi de Alphonse de Lamartine

Qui dans ces jours d'automne où la nature expire - A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits.
Pour tout peindre, il faut tout sentir.
Oui, je sens ta présence, ô Dieu persécuteur ! - Et ta fureur divine a passé dans mon coeur.
Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres, - Le crépuscule encor jette un dernier rayon ; - Et le char vaporeux de la reine des ombres - Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon.\r\n - Cependant, s'élançant de la flèche gothique, - Un son religieux se répand dans les airs : - Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique - Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.
Sur la plage sonore où la mer de Sorrente - Déroule ses flots bleus au pied de l'oranger, - Il est, près du sentier, sous la haie odorante, - Une pierre, petite, étroite, indifférente - Aux pas distraits de l'étranger!
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Borné dans sa nature, infini dans ses voeux - L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux.
Me voici! mais que suis-je! un atome pensant.
Courage, enfant déchu d'une race divine!
C'est pour la vérité que Dieu fit le génie.
Que celui qui l'a fait t'explique l'univers: - Plus je sonde l'abîme, hélas! plus je m'y perds.