La joie c'est de n'être plus jamais chez soi, toujours dehors, affaibli de tout, affamé de tout, partout dans le dehors du monde comme au ventre de Dieu.
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Ici, là, un peu partout : un passage entre le visible et l'invisible. Une fenêtre mal fermée, une porte entrouverte par où arrive un peu de lumière. Sans invisible, nous ne verrions rien, nous serions dans le noir complet.
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À lire aussi de Christian Bobin
Les livres qui échappent à la maîtrise de leur auteur sont les plus beaux des livres.
L'amour maternel est semblable à tout amour, injuste et secret.
Un des plus beaux titres de poésie est celui d'Eluard : L'Amour la solitude. Ils ne sont même pas séparés par une virgule... C'est très juste car l'amour la solitude sont comme les deux yeux d'un même visage. Ce n'est pas séparé, et ce n'est pas séparable.
Le bon chemin pour les enfants n'est jamais le chemin des parents, jamais.
Dans la même œuvre
Certains gestes ordinaires de la vie ordinaires font ainsi parfois plus que leur travail, dépassent l'utilitaire et réveillent une fée.
Finalement je n'aime pas la sagesse. Elle imite trop la mort. Je préfère la folie - pas celle que l'on subit, mais celle avec laquelle on danse.
L'humilité, c'est la clef d'or. Dès qu'on prétend la tenir dans sa main, elle s'évanouit.
L'art de la conversation est le plus grand art. Ceux qui aiment briller n'y entendent rien. Parler vraiment, c'est aimer et aimer vraiment, ce n'est pas briller, c'est brûler.
Mozart écrit, à propos d'un de ses concertos : C'est brillant, mais cela manque de pauvreté.