L'amour maternel est semblable à tout amour, injuste et secret.

À lire aussi de Christian Bobin

Si je cherche à formuler ce que j'aime en toi, je dirai que c'est ta liberté - c'est à dire ce point de ton coeur où tu devenais à toi-même imprévisible.
Il y a besoin de si peu pour écrire. Il n'y a besoin que d'une vie pauvre. Si pauvre que personne n'en veut et qu'elle trouve asile en dieu, ou dans les choses. Une abondance de rien.
La vérité est sur la terre comme un miroir brisé dont chaque éclat reflète la totalité du ciel.
... tout se donne à voir, sur le ciel d'un visage.
On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux: par espérance, par impatience. ... trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.
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Dans la même œuvre

Ce n'est pas pour devenir écrivain qu'on écrit. C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour. C'est pour rejoindre le sauvage, l'écorché, le limpide.
Ce qu'on gagne dans le monde, on le perd dans sa vie.
Par les livres on apprend l'éternel, l'immuable.
Aucun homme ne s'aventure dans ces terres désolées de l'amour. Aucun homme ne sait répondre à la parole silencieuse.
On lit sous les draps, on lit sous le jour, c'est comme une résistance, une lecture clandestine, une lecture de plein vent.