Je ne sentais ni le froid ni l'hiver ni le chaud de l'été. J'avais mes saisons à moi, mon noir soleil, mes fruits empoisonnés, mûrissant à des treilles secrètes.
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Les lauriers d'Hippocrène ne sont pas pour moi ; je ne traverserai pas les siècles relié en veau. Mais quand je vois combien peu de gens lisent L'Iliade d'Homère, je prends plus gaiement mon parti d'être peu lu. Des Dames m'ont aimé ; mais c'était rarement celles pour l'amour desquelles j'eusse donné ma vie...
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Vous autres poètes avez fait de l'amour une immense imposture: ce qui nous échoit semble toujours moins beau que ces rimes accolées comme deux bouches l'une sur l'autre.
Notre grande erreur est d'essayer d'obtenir de chacun en particulier les vertus qu'il n'a pas, et de négliger de cultiver celles qu'il possède.
L'amitié, c'est le respect, l'acceptation totale d'un autre être.
On voyage pour contempler ; tout voyage est une contemplation mouvante.
Dans la même œuvre
Peu de bipèdes depuis Adam ont mérité le nom d'homme.
Qui serait assez insensé pour mourir sans avoir fait au moins le tour de sa prison?
On n'est bien que libre, et cacher ses opinions est encore plus gênant que de couvrir sa peau.
Qu'est l'erreur, et son succédané le mensonge ... sinon une sorte de Caput Mortuum, une matière inerte sans laquelle la vérité trop volatile ne pourrait se triturer dans les mortiers humains?
Vaut-il la peine de s'évertuer durant vingt ans pour arriver au doute, qui pousse de lui-même dans toutes les têtes bien faites?