Tu es une grande plaine parcourue de chevaux - Un port de mer tout entouré de myosotis - Et la rivière où le nageur descend - A la poursuite de ton image - Tu es l'algue marine et la plante sauvage.
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Fais vite - Ton ombre te précède et tu hésites - Derrière toi on marche sur tes jeux brisés - On referme la porte - Et les heures sont comptées - Mais la vie la plus courte - Est souvent la meilleure.
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Quand tu es loin de moi tu es toujours présente - Tu demeures dans l'air comme une odeur de pain - Je t'attendrai cent ans mais déjà tu es mienne - Par toutes ces prairies que tu portes en toi.
J'écris pour des oreilles poilues, d'un amour obstiné qui saura bien, un jour, se faire entendre.
L'émotion du poète ne vient pas de ce qu'il voit mais de ce qu'il endure.
Mais je marche et je sais que tes mains me répondent - O femme dans le clair prétexte des bourgeons - Et que tu n'attends pas que les fibres se soudent - Pour amoureusement y graver nos prénoms.