Je ne suis qu'une femme fuyant les souvenirs qui inlassablement la rattrapent.
❧
Et, à l'instar des vrais scélérats, nous avons décidé de vivre cachés, dissimulés aux regards, dérobés aux jugements. Nous n'éprouvions pas de honte mais nous redoutions l'opprobre, le déferlement de haine et de mépris, les crachats.
◆
À lire aussi de Philippe Besson
Elle se demande si les couples qui ont la météo pour sujet de conversation sont ceux qui n'ont plus rien à se dire ou sont, au contraire, les plus solides.
Ca vous arrive de ne pas savoir où puiser la force de continuer ?
Partir, c'est un arrachement, une manière d'amputation. Rompre, c'est une violence. Dans l'expatriation, on perd nécessairement une part de soi.
Il nous arrive d'être ébahis devant des montagnes, des océans, des soleils, d'être impressionnés par ce qui est hors de notre portée, par ce que nos esprits seraient incapables de concevoir.
Dans la même œuvre
La vie, c'est cela. Une résignation muette au malheur et un consentement à la facilité.
Je me demande parfois quelle femme elle est aujourd'hui. Oui, que deviennent ceux que nous avons aimés et perdus ?