L'absence d’ornement est un signe de force spirituelle.
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En règle générale, l'ornement va renchérir l'objet ; malgré tout, il arrive qu’un objet ornementé, avec un matériau du même coût et un temps de travail prouvé être trois fois plus long, soit offert pour la moitié du prix que vaut un objet lisse. L'absence d'ornement a pour conséquence une réduction du temps de travail et une élévation de salaire.
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Aux époques de faible individualisme, nos ancêtres exprimaient leur originalité dans leur vêtement. Nous sommes devenus plus délicats. Nous n’étalons plus notre personnalité ; nous la dissimulons sous le masque commun du vêtement moderne. L’homme d’aujourd’hui emploie ou rejette , selon son bon plaisir, les ornements des cultures anciennes ou exotiques. Il n’en n’invente pas de nouveaux. Il réserve et concentre sa faculté d’invention pour d’autres objets.
Mais un édifice dont tous les détails, jusqu'aux moindres cadres de serrures, sortent d'une seule et même tête pers toute fraîcheur et devient ennuyeux.
Ne chercher la beauté que dans la forme, ne pas la faire dépendre de l’ornement, c’est là le but vers lequel tend l’humanité entière.
Car tout État, finalement, part de l'hypothèse qu'un peuple à un stade peu élevé est plus facile à gouverner.
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Ne chercher la beauté que dans la forme, ne pas la faire dépendre de l’ornement, c’est là le but vers lequel tend l’humanité entière.
Que veut donc l'architecture au juste ? Il veut, en s'aidant de matériaux, susciter en l'homme des sentiments qui à proprement parler ne font pas encore partie intrinsèque de ces matériaux. Il bâtit une église. Les gens doivent être incités au recueillement. Il construit un bar. Les gens doivent s'y sentir à l'aise. Comment fait-on cela ? On cherche quels bâtiments ont déjà été autrefois capables de susciter ces sentiments. C'est à eux qu'il faut se rattacher. Car toute sa vie, l'homme a prié dans certains espaces, bu dans certains espaces. Ce sentiment lui est inculqué, il n'est pas inné. En toute logique, l'architecte qui prend véritablement son art au sérieux doit tenir compte de ces sentiments inculqués.
Que veut donc l'architecture au juste ? Il veut, en s'aidant de matériaux, susciter en l'homme des sentiments qui à proprement parler ne font pas encore partie intrinsèque de ces matériaux. Il bâtit une église. Les gens doivent être incités au recueillement. Il construit un bar. Les gens doivent s'y sentir à l'aise.
L'architecte ne crée pas seulement pour son temps, la postérité devra aussi avoir droit à jouir de son oeuvre.
Mais un édifice dont tous les détails, jusqu'aux moindres cadres de serrures, sortent d'une seule et même tête pers toute fraîcheur et devient ennuyeux.