Je ne veux pas montrer, mais donner l'envie de voir.
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En 1954, j'étais photographe au TNP et je connaissais peu le cinéma. Il me semblait alors que beaucoup de “révolutions littéraires” n'avaient pas leur équivalent à l'écran. Aussi me suis-je inspirée, pour mes recherches, de Faulkner, de Brecht, essayant de briser la construction du récit, de trouver un ton à la fois objectif et subjectif, de laisser au spectateur sa liberté de jugement et de participation
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Je suis dans le compagnonnage avec les morts. J'aime qu'il n'y ait pas de déclaration sur ces choses. On ne sait pas ce qui se passe, mais ça continue.
Pour moi, le cinéma est une expérience passionnante et périlleuse parce que j'essaie de trouver une écriture vivante, entre le hasard et le travail.
Jean Yanne avait cette qualité des acteurs qui n'ont pas le souci d'être épatants ou de faire des performances. Il interprétait le personnage qu'on lui demandait d'être à sa manière, avec une justesse inégalable.
On avait tout dit quand on disait film d'époque, on se serait cru chez les antiquaires. Mon ignorance totale des beaux films très anciens ou récents m'a permis d'être naïve et culottée quand je me suis lancée dans le métier d'image et de son.