On avait tout dit quand on disait film d'époque, on se serait cru chez les antiquaires. Mon ignorance totale des beaux films très anciens ou récents m'a permis d'être naïve et culottée quand je me suis lancée dans le métier d'image et de son.

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Les souvenirs sont comme des bulles qui remontent.
J'ai peu d'argent, mais le luxe, c'est de tourner à mon rythme, en alternant tournage et montage, en repartant tourner après avoir monté, en évoluant dans l'aléatoire, mais toujours avec des options de cinéma.
Quelqu'un m'a rappelé le titre d'un roman de Gertrude Stein: Autobiographie de tout le monde. J'aimerais bien avoir fait cela. Je pense qu'à divers moments du film, n'importe qui peut être en phase avec des émotions qu'il dégage.
Je me souviens que j'avais envie de mots. Je croyais que si on mettait d'un côté des images, de l'autre côté des mots, ça ferait du cinéma. Bien sûr que j'ai appris que c'était autre chose, après.
Pour moi, le cinéma est une expérience passionnante et périlleuse parce que j'essaie de trouver une écriture vivante, entre le hasard et le travail.
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Dans la même œuvre

Rire comme un fou ou comme une folle n'est pas aussi intéressant que d'avoir un fou rire.
La photographie me semblait par trop muette. C'était un peu Sois belle et tais-toi. Belles photos, beaux cadres, cela puait déjà.
Je me souviens que j'avais envie de mots. Je croyais que si on mettait d'un côté des images, de l'autre côté des mots, ça ferait du cinéma. Bien sûr que j'ai appris que c'était autre chose, après.
P comme Parapluies : ils sont toujours de Cherbourg comme les bêtises toujours de Cambrai, les demoiselles toujours de Rochefort, l'encre toujours de Chine, les saucisses souvent de Francfort, les calissons toujours d'Aix et Jacquot toujours de Nantes.