Quand on légifère dans la littérature, il faut avoir au moins la courtoisie et la prudence de dire aux oeuvres «Après vous...»
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Elle était contre moi, muette, bandée, comme une pesée lourde et nocturne, ses seins durs et nus sous la blouse tendus par la fraîcheur comme une voile étarquée. Mes yeux glissèrent vers la naissance de ces seins que soulevait un souffle sans loi, un nuage les brouilla ; je baissai le front sans mot dire, la bouche sèche, et il me sembla que mes paumes se mouillaient.
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À lire aussi de Julien Gracq
Les grandes religions monothéistes, Israël comme l'Islam, ont jeté les images au feu et n'ont gardé que le livre. La parole est éveil, appel au dépassement; la figure figement, fascination.
J'appris par les journaux qu'un bolide avait traversé le ciel de la Loire et semblait s'être abîmé à une centaine de kilomètres en mer.
Quand on ne peut plus soulever ce qu’on a fait, voilà le couvercle de la tombe.
Ma vie m’apparut irréparablement creuse, le terrain même sur lequel j’avais si négligemment bâti s’effondrait sous mes pieds.
Dans la même œuvre
Le monde fleurit par ceux qui cèdent à la tentation.
Le texte certifiait le caractère pacifique du porteur et, en l'accréditant, priait expressément qu'on lui accordât les égards et le traitement officiel réservés aux parlementaires de guerre.
Un nouveau clivage social prenait vie sous son regard.
Une lueur froide et minérale décapait les contours des arêtes de pierre dure.
Le rassurant de l'équilibre, c'est que rien ne bouge. Le vrai de l'équilibre, c'est qu'il suffit d'un souffle pour faire tout bouger.